Jeudi soir, vers 17h, des centaines de milliers de cris de bambins ont résonnés à l’unisson, annonçant ainsi, les « grandes » vacances scolaires.

C’est en assistant à l’une de ces scènes que des souvenirs de mon enfance me sont revenus…

Lorsque j’étais petite, je faisais la tournée de la famille durant les vacances d’été. Et oui, comme pour beaucoup d’enfants, les parents n’ont pas deux mois de vacances pour pouvoir rester avec eux.

Je me souviens encore de ces après-midi chauds, chez mes grands-parents. L’été, ma grand-mère installée sur la porte un espèce de rideau en plastique à lames colorées. A chaque passage, j’aimais entendre le frottement de ces lignes de plastiques, je m’amusais aussi à en faire des tresses. A l’époque, cet ustensile était l’un des rares moyens pour conserver la fraîcheur dans la maison.


A l’heure du goûter, c’était sirop de citron ou de menthe (au choix). Dans le grand buffet de la cuisine, entre les assiettes plates et les assiettes à soupe, les deux gros bidons métalliques étaient rangés là. Et puis, pour manger, c’était pain/camembert ou pain/chocolat. Vous savez ces plaques de chocolat vendues par lot de 5, au riz soufflé ou aux noisettes, qui fondaient à une vitesse telle que j’étais presque obligée de mettre ma ligne de 5 carreaux entière dans la bouche !

Il y avait aussi ces moments où je grimpais dans le prunier. C’était le seul arbre de la cours, celui-là même où mon grand-père nous avait accroché une balançoire que nous partagions entre petits-enfants. Bref, sur ce prunier, il y avait… des prunes évidemment ! Alors, je grimpais dans l’arbre, passait de branches en branches pour déguster le fruit. Imaginez, l’été, la chaleur écrasante, les prunes chaudes… Sur l’instant c’est bon, mais quand vous commencez à sentir que votre estomac tournicote … il est déjà trop tard !


Photo prise par les Déboussolés le 29 août 2008 à Sanlucar (Espagne)

Retour à l'accueil