La vie « hors voyage » a repris son cours depuis maintenant plusieurs semaines. Après la réalisation de quelques montages vidéo, le tri de plus de 4 000 photos, et bien voilà, l’acte I des Déboussolés est terminé. Le rideau est baissé.

 

La valise est emprisonnée dans l’obscurité d’une armoire, le sac à dos est devenu Sans Domicile Fixe, le canif est perdu dans le fond d’une poche, aucun Guide du Routard ne traîne dans l’appart’, et le pire de tout… aucune carte Michelin n’est affichée au mur de l’entrée.

 

Cette carte est à la fois une preuve concrète d’un voyage proche mais aussi un immense défouloir. En effet, nous la badigeonnons de Stabilo de couleurs (vive les fluos !), décorons de mille et unes pastilles collantes (autant de lieux que nous voulons découvrir), marquons de flèches et autres commentaires … Bref, pas une journée sans la regarder en attendant patiemment le départ vers la nouvelle destination. Mais là, l’espace vide sur le mur nous renvoie violemment une sensation étrange. Oui, mais laquelle ?

 

Puis, on se refuse à entendre les cris de la valise enfermée dans sa geôle, à regarder notre appareil photo se morfondre d’ennui,  à ressentir ces fourmis dans les jambes, … bref, on refuse un peu de l’accepter : nous sommes en manque.

 

Mais qu’est-ce qui nous manque ?

 

Se perdre dans de grands espaces ? Se retrouver dans des situations insolites ? Dialoguer avec les mains ou avec quelques mots dans une langue nouvelle ? Essayer de comprendre l’autre et de se faire comprendre ? Respirer des odeurs inconnues ? Découvrir d’autres façons de voir le monde ? …

 

Peut-être est-ce tout cela … ou bien autre chose ? Peu importe en fait …

 

Alors, on se met en quête d’un nouveau chemin à parcourir.

 

On veut respirer, repartir… vite, vite …


... vers l'acte II. 




Photo prise par les Déboussolés au Musée de la photographie de Porto (Portugal - Août 2008)

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