Dimanche 31 août 2008 : Benaojan - Ronda

Notre découverte du jour fut Ronda. Cette ville touristique située dans le sud de l'Andalousie, est surtout connue pour :

-         Son pont « Puente Nuevo » (98 m de haut) avec son précipice impressionnant qui sépare la vieille ville de la partie plus récente. Vu d’en bas, la ville semble prête à tomber dans le vide !!!
-         Ses arènes qui sont les plus anciennes de toute l'Andalousie (construites en 1785).

Nous avons adoré cette ville à taille humaine qui mixe tradition andalouse (corrida, flamenco, bodegas, …) avec culture arabe, héritage des Maures (façades blanches, arabesques, bains, portes, …).

Quelques minutes après notre arrivée dans le centre, nous remarquons qu’une banda se forme prés des arènes. Vincent n’ayant encore fait aucune prise de son en Espagne, branche son enregistreur MD au cas où. L’orchestre ouvre la marche et à chaque mètre la foule grossie : boule de neige colorée qui dévale une montagne pavée. Discussions animées et cuivres reluisants oeuvrent ensemble pour installer une ambiance festive. La banda stoppe le rassemblement sur une place ombragée et déroule son répertoire pour le plaisir des anciens (assis sur des bancs) et des plus jeunes (gesticulant et dansant en rythme). Nous ne comprenons pas vraiment ce qu’il se passe, pourtant il semble bien que le public attend quelque chose. Et puis, très rapidement, de jeunes femmes en costumes traditionnels descendent de calèches fleuries. Elles défilent sous des applaudissements et des « Olé » venant d’un public admiratif. Tout ce beau monde se poste devant une statue. A ce moment nous comprenons que ça doit être une sorte d’hommage. Après nous être renseignés, il s’agissait d’un hommage à Pedro Romero (matador né à Ronda en 1754, considéré comme l’inventeur de la corrida). La feria de Ronda commencera la semaine prochaine.

Nous quittons la foule pour nous promener dans la vieille ville. Nous traversons le Puente Nuevo. Là, les ruelles sont plus calmes. Des musiciens sont installés à l’ombre des lauriers en fleurs. Ces airs de musique traditionnelle flottent paisiblement dans la cité. Nous sommes en Espagne, nous n’en doutons pas un instant. En empruntant un petit sentier, nous arrivons au pied du pont. C’est vraiment un ouvrage impressionnant. Pour la petite histoire, son architecte y est mort pendant la construction. Le malheureux bascula dans le ravin alors qu’il voulait rattraper son chapeau qui s’envolait…


L’heure avance, nos estomacs commencent à se faire entendre. Histoire de ne pas tomber dans un piège à touristes, nous suivons les conseils culinaires du Routard : un petit resto coincé derrière une place où l’on y sert des tapas. Difficile de choisir. Heureusement, nous tombons sur un serveur tout à fait accueillant et patient malgré le monde. Il prend le temps de nous expliquer les différentes tapas proposées, rien qu’à l’entendre parler, c’est un régal… Nous optons pour celles au chorizo et piment/jambon accompagnées d’une assiette d’aubergines frites au miel. C’est tout simplement un délice, une douceur sucrée/salée qui a un goût du reviens-y !


Nous profitons encore du beau temps en se promenant dans un parc à l’ombre de grands chênes. Un vieil homme est là, sur un banc, à vendre des journaux. Il est dimanche après-midi, il n’y a quasiment personne…


Le soir, nous sommes partis un peu à l’aveuglette pour dîner à Benaojan. Nous avons tourné (comme d’hab), viré (encore) pour échouer dans un petit restau près de la gare. Là encore, la serveuse nous a expliqué avec la plus grande patience la carte. N’y connaissant rien, nous avons suivi ses conseils et goûté le cochon noir. Nous avons terminé avec un gâteau maison : une mousse cannelle, raisins, pignons… nos regards se sont croisés et aussitôt, nous avons pensé au michidos !


Bref, vous l’aurez compris, cette journée a été vraiment chargée, tant en émotions qu’en découvertes (culturelles et gastronomiques).


Demain, nous quittons Benaojan pour Jatar, un village à 1h au sud de Grenade.


A suivre…

Retour à l'accueil