Jeudi 22 août 2008 : Porto – Nazaré – Patio do Vale

Nous avons quitté Porto le matin direction la côte et Nazaré 

Nous avons emprunté une autoroute immense et … déserte. Peu à peu les paysages changent : des forêts de pins prennent formes, les villages sont de plus en plus espacés … Le vent chahute la voiture mais nous arrivons entier dans une cité portuaire nommée Nazaré.

Ici, malgré le tourisme de masse, des traditions persistent. Par exemple, à tous les coins de rue, vous croiserez de vieilles dames qui proposent des chambres à louer, vous verrez également le poisson sécher en bord de plage, et pour les plus chanceux, vous pourrez assister à l’arrivée des pêcheurs, dont les bateaux sont tirés de l’eau par des bœufs (de plus en plus rare). Nous avons déjeuné les fesses dans le sable, à l’abris du vent derrière une bicoque en bois. Notre baignade fut écourtée par le vent et les courants froids de l’océan Atlantique. Mais partir de Nazaré sans grimper jusqu’à Sitio (la vieille ville perchée sur la falaise)se serait passer à côté d’un point de vue à couper le souffle.

 

Pendant cette escapade, nos narines étaient en éveil : l’odeur des sardines grillées, celle de l’embrun (et non l’enclume comme dirait Vincent !), la morue séchée, … nous aurions tellement voulu vous ramener ces effluves dans une boîte à odeur, mais, nous n’en n’avons toujours pas trouvé !


Une fois les poumons remplis d’une bonne dose d’air iodé, nous reprenons la route pour Alcobaça et le Patio Do Vale. Encore une fois, heureusement que nous nous sommes trompés de direction, sinon nous n’aurions pas vécu un moment très spécial. Nous sommes tombés nez à nez avec un parc d’éoliennes, le Parque Eólico de N.a Senhora da Vitriaó : des tours immenses (~70 m de haut) dont les hélices caressent le ciel et déchirent le silence d’un puissant ronronnement. On s’y est senti tout petit face à cette confrontation harmonieuse entre la Nature et la Technologie (sur la photo, regardez bien la taille de la toute petite voiture à côté de la tour, c'est nous !). Bref, nous ne sommes pas sortis indemnes de cette rencontre.


Nous avons tout de même fini par retrouver notre route et atteindre la maison d’ Aldy. Nous aurons l’occasion de décrire cet endroit tout aussi magique où nous avons passé 2 journées. Pour les plus impatients, vous pouvez voir quelques photos sur son blog (en cliquant ici).

 


Encore une fois, les paysages ont changé ; nous sommes ici dans une région agricole, productrice de pommes et de poires. On peut aussi y trouver quelques moulins à vent toujours utilisés pour y moudre le blé. Nous avons terminé la journée près de l’un d’entre eux : les meuniers y ont installé des jarres sur les hélices qui produisent des mélodies au gré du vent. Ce fut pour nous un bon moment de sérénité.

 

 

Nous débutons la soirée avec une brochette de français qui comme nous ont apprécié le Porto (19°) et la très bonne cuisine d’Aldy. Il y avait aussi un couple de Belges avec qui nous avons beaucoup discuté. Tiens, Belgique, Italie, des prochains parcours ne seraient-ils pas en train de se construire ?

 

Le Porto et le Vinho verde ont eut raison de nous. Nous nous sommes couchés impatients de découvrir ce (et ceux) qui nous entourent.

 

A suivre…

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