Lundi 18 août 2008 : Baião – Quinta do Ervedal


Après une longue nuit réparatrice, nous avons profité des environs de la quinta pour faire une promenade dans la campagne. Selon les conseils d’Isabel (la propriétaire), nous devions longer un petit ruisseau pour y découvrir une cascade. En bons déboussolés que nous sommes, nous nous sommes perdus, et n’avons donc jamais trouvé cette cascade En revanche, nous avons déambulé au hasard des petits hameaux, et avons pu apprécier les vignes grimpantes, les orangers, les oliviers, les figuiers chargés de fruits et les châtaigniers. Nous avons croisé des grands-mères tressant la paille pour faire les chapeaux, du linge séchant au bord des chemins et des chiens peu heureux de voir des touristes traverser leur territoire.

Le point d’orgue de cette promenade fut la traversée d’un pont immense reliant deux collines et laissant passer sous ses pieds le fleuve du Douro et la voie de chemins de fers allant à Porto. Vincent a voulu mesurer la hauteur. Son idée était simple : en crachant vers le bas, il suffisait de compter le nombre de secondes avant l’impact. Résultat : vent violent de face ; crachat 1 – Vincent 0.

En rentrant, rien de mieux qu’une petite tête dans la piscine pour se rafraîchir.

Le soir, nous avons dîné à la table des hôtes où les propriétaires et les visiteurs se retrouvent. Ce repas fut au-delà de nos espérances. En effet, nous avons dîné avec un couple de milanais, Sylvia et Paolo, ainsi qu’une cousine d’Isabel et de son fils, tous deux portugais. Le portugais, l’italien, le français et l’anglais se mélangeaient permettant ainsi à tout le monde de se comprendre. Pour terminer le repas, Henrique, le mari d’Isabel, nous a proposé un porto. Selon le protocole traditionnel, le propriétaire se sert en premier. Il fait passer la carafe à son voisin de gauche pour que le service se fasse dans le sens des aiguilles d’une montre. Enfin, une fois tout le monde servit, Henrique termine la cérémonie en refermant lui-même la carafe. Une précision importante : lorsque chaque convive se sert, jamais la carafe ne doit toucher la table.

Ce fut une soirée absolument formidable. Nous nous sommes couchés au petit matin, des idées pleins la tête.

 

Mardi 19 août 2008 : Quinta do Ervedal – Pinhão – Sabrosa – Santuário de panóis - Vila Real


La vallée du Douro est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Nous avons donc voulu profiter du paysage qu’offre cette région viticole. Nous avons suivi la route qui longe le fleuve du Douro. Il était difficile pour nous de faire plus de 10 km sans s’arrêter tant ce paysage sec, composé d’oliviers et de vignes était impressionnant. Les rangs de vignes décorent les collines comme des guirlandes sur les sapins de Noël.

Sur notre chemin, nous nous sommes arrêtés à Pinhão, petite ville avec une gare charmante. Des azulejos représentant des scènes de vendanges ou des travaux dans les vignes ornent les murs extérieurs de la gare.

Nous avons continué notre route vers Sabrosa, qui est un petit village à l’allure mexicaine perdu dans la montagne. Nous avons mangé des francesinhas (croque-monsieur arrosé d’une sauce tomate légèrement piquante).

Nous avons continué notre route vers Panóis pour y visiter un sanctuaire romain. Bon, autant le dire tout de suite, il faut être passionné d’histoire et/ou d’archéologie pour en profiter. En effet, c’est un site rocailleux où l’on pratiquait des sacrifices d’humains et d’animaux. Vous l’aurez compris, nous ne sommes pas fans (sauf Vincent, la nuit, à la pleine lune avec un masque de Scream ! y’a t-il des amateurs ?).

Nous avons continué notre route vers Vila Real, histoire de faire le plein pour les pique-niques.

Nous sommes rentrés à la quinta en fin d’après-midi et avons pu visiter l’atelier de peinture d’Henrique (pour plus d’information sur ses toiles, cliquez sur ce lien).

Ensuite, Isabel nous a raconté l’histoire de la quinta. Toutes ces informations feront l’objet d’un reportage dans les prochains mois (et oui, le temps de tout écouter, regarder, monter, corriger… ).

A suivre …

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